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Fikin-kinshasa - Samedi 31 Octobre 2015

Non A Toute Tentative De Restaurer La Dictature En EDC

Freddy Matungulu: "Non A Toute Tentative De Restaurer La Dictature En EDC"

Chers compatriotes, membres de Congo Na Biso, Distingués invités,

Votre présence nombreuse et combien militante en ce lieu, ce jour, me réconforte et honore une fois de plus notre grand Parti national, Congo Na Biso (CNB).

Au-delà d’un agenda bien contraignant depuis notre rencontre du 3 octobre dernier, c’est avec beaucoup d’impatience que j’attendais de vous revoir.

Vous revoir pour remercier chacune et chacun de vous pour l’adhésion à CNB et, bien entendu, pour le grand accueil qui nous a été réservé – mon épouse et moi-même – le jour de notre retour au pays de nos ancêtres.

Je souhaite aujourd’hui vous réitérer ma gratitude pour ce retour au bercail que vous avez voulu grandiose et qui nous a tous tant honorés.

Chers compatriotes,

Notre parti, Congo Na Biso, a une grande ambition : changer fondamentalement la République Démocratique du Congo ; en faire un Etat réellement Démocratique qui garantit l’égalité des chances pour tous les citoyens congolais, y compris, bien entendu, les plus vulnérables d’entre nous.

Bien plus, le CNB souhaite établir dans ce pays un Etat où les valeurs de la redevabilité, l’aptitude à rendre compte ne doit plus être un slogan, mais plutôt un mode de vie et une réalité quotidienne.

Nous voulons tout cela parce que notre volonté est de bâtir au cœur de l’Afrique un Congo grand et prospère, en fidèle harmonie avec la vocation de grandeur naturelle de ce pays-continent et des grandes potentialités dont il dispose.

Cher compatriotes,

Pour réaliser ces objectifs, nous devons et nous allons accéder au pouvoir par des voies démocratiques.

Pour cela, je vous exhorte à renouveler aujourd’hui votre attachement au projet de société de CNB et, dès demain, à travailler d’arrache-pied pour susciter, dans ce vaste pays, davantage de nouvelles adhésions à notre parti, Congo Na Biso. Tout naturellement, vous devriez aussi, chers compatriotes, renforcer dans les mois qui viennent votre participation aux activités du Parti.

Agir ainsi, c’est aider à renforcer l’éveil de la conscience nationale sur la responsabilité qui incombe à nous tous, citoyens de ce territoire béni, de demeurer à jamais le porte-étendard de la sauvegarde de ses intérêts légitimes.

Ce faisant, nous apportons aussi notre obligatoire contribution aux efforts de lutte contre le retour, dans ce pays, de toute nouvelle forme de dictature ou de dérive totalitaire.

Chers compatriotes,

Le spectacle d’apparente immaturité au sommet de l’Etat dans notre pays, la corruption omniprésente au sein des institutions, le manque de volonté politique à assurer les engagements constitutionnels et politiques fondamentaux de gouvernement, l’abandon de l’Etat au profit des intérêts individuels et égoïstes sont devenus les composantes essentielles du quotidien national. Face à ce spectacle inqualifiable, comment ne pouvons-nous pas nous sentir interpellés ?

Eh bien, nous, à Congo Na Biso, le sommes profondément ! Cela explique notre présence si nombreuse en ce lieu, aujourd’hui. Au-delà de la grande famille Congo Na Biso, j’en appelle à la mobilisation de tous nos compatriotes.

Si nous voulons des solutions pérennes aux grands maux qui rongent notre pays et notre société, ensemble, nous devons résister à la naissance d’une nouvelle dictature chez nous. En même temps, nous avons le devoir de rejeter toute forme de confiscation du pouvoir d’Etat par un groupe d’individus qui usent, pour ce faire, de toutes sortes de manœuvres dilatoires.

A tous ceux-là, nous rappelons que l’organisation des élections à des échéances constitutionnelles et légales est une obligation d’Etat. La non organisation de ces scrutins et toute défaillance volontaire en la matière devraient normalement conduire à la démission des responsables censés accomplir ces devoirs d’Etat ou, en tout cas, à la déchéance politique des responsables impliqués dans le processus.

C’est cela le sens de la responsabilité dans la gestion de la chose publique ou de la responsabilité tout court ! Aucun grand commis de l’Etat ne devrait, en effet, être si bien payé et bien entretenu, aux frais du contribuable, et ne pas s’acquitter, au mieux de ses capacités, des obligations que lui imposent la loi fondamentale du pays !

Chers compatriotes,

Face à la situation dramatique que traverse notre pays, j’en appelle à notre devoir patriotique pour aider la RDC, notre mère-patrie, à se redresser, à relever le défi de sa réelle démocratisation et de son développement.

C’est aujourd’hui que nous devons tous répondre à cet appel de la Nation. Car, demain il risque d’être trop tard !

Que vive la République démocratique du Congo ; Que vive Congo Na Biso ; Que vive le peuple congolais. Je vous remercie.

Déclaration faite à Lemba, Kinshasa Le 31 octobre 2015

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, Mwalimu

Congo Nouveau Fondation

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La Fondation Congo Nouveau est engagée à promouvoir le bien-être social en République démocratique du Congo (RDC). À cette fin, elle assure notamment la promotion des valeurs démocratiques, l'engagement civique, et l’implication des citoyens dans la conduite des affaires de l’Etat. De plus, la Fondation porte à la connaissance du public les positions des élus et candidats aux fonctions électives en RDC sur les questions connexes.

En savoir plus

Priorité aux élections présidentielle et législatives de Novembre 2016

Priorité aux élections présidentielle et législatives de Novembre 2016

Le professeur Freddy Matungulu (3ème sur la photo, de dr. à g.), en visite au groupe de presse Média 7 jeudi 15 octobre 2015 à Kinshasa, a jugé « inopportun » le dialogue politique initié par le chef de l’Etat congolais, affirmant que « l’évidence pour le gouvernement est de donner la priorité aux élections présidentielle et législatives de novembre 2016 ».bre 2016

La Constitution nous fixe la feuille de route d’ici à novembre 2016 », a insisté l’ex-ministre de l’Economie, du Commerce et du Budget de 2001 à 2003 en qualité de technocrate que le Fonds monétaire international (Fmi) avait délocalisé du Cameroun pour aller aider son pays à se développer ».

Interrogé sur la démission de l’Abbé Apollinaire Malumalu de la présidence de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Freddy Matungulu a souhaité un remplaçant consensuel et crédible, capable de relancer très rapidement le processus électoral ».

Une assise au niveau national et des élites

A la question de comment, en tant que candidat à la présidentielle de 2016, vous allez combler le retard pour vous faire connaître des Congolais », Freddy Matungulu a répondu :

Nous sommes assez connu en tant que personne car il y a un certain nombre de choses que nous avons faites, notamment en qualité de professeur à l’Université de Kinshasa qui n’avait qu’une seule faculté des sciences économiques. Cela nous a permis de nous donner une assise au niveau national et au niveau des élites ».

Ensuite, a-t-il ajouté, il y a tous ces outils de communication qui nous permettent d’être en contact avec les compatriotes à travers le territoire national, notamment au Grand Kivu et au Katanga, et de combler ce déficit de présence physique ».

Matungulu attend l’autorisation de servir le pays au plus haut niveau »

Notre programme est d’aller à la rencontre de nos populations sur l’ensemble du territoire national. Le 27 novembre 2016, nous espérons que les Congolais, avec leur bulletin derrière l’isoloir, pourraient nous donner l’autorisation de servir le pays au plus haut niveau
, a souligné le professeur Matungulu, président national de Congo Na Biso (CNB), un parti de l’opposition.

Il est "convaincu d’apporter beaucoup à la RDC" pour avoir "fait beaucoup de bonnes choses de 2001 à 2003 et reste disponible pour le pays" avec l’espoir d’ ""apporter les réformes qu’il faut pour faire retrouver à la RDC sa place de grand pays".

Depuis son "3ème retour au pays pour y rester après ceux de 1996 et 2001, Freddy Matungulu a l’ ambition est de beaucoup écouter avant de prendre des décisions".

"Déjà, il y a des contacts avec les uns et les autres. Bientôt, on sera en mesure de vous dire quand et où nous allons nous adresser aux Congolais à Kinshasa. Tout le monde sera informé », a-t-il promis en réponse à la question relative à la date et au lieu d’un meeting populaire à Kinshasa.

En fait, depuis son arrivée à Kinshasa le 3 octobre 2015 par l’aéroport international de N’Djili où il a été accueilli par une marée humaine qui l’a accompagné jusqu’au siège de de son parti CNB à Limete, l’homme qui a pris une retraite anticipée au Fmi début 2014 a rencontré beaucoup de gens dans le monde politique et de la société civile en son nom et et en celui de son parti.

Plusieurs réseaux

Nous avons plusieurs réseaux en RDC et à l’étranger. Il y a des compatriotes qui sont en train de travailler avec nous. Nous allons prendre des actes pour formaliser le fonctionnement de toutes ces structures tant au pays qu’en Belgique, en France, en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis où j’ai vécu », a assuré le président du CNB. Il a plaidé pour une cohésion de l’ensemble du mouvement afin de convaincre les Congolais à adhérer au CNB dans la perspective de toutes les élections en 2015 et 2016 ».

Les élections coûtent cher en RDC

Dans un entretien le 17 février 2015 avec Afrikarabia, Freddy Matungulu avait reconnu que les élections coûtent cher en RDC, une interview reprise ci-dessous.

Cela ne me paraît pas étonnant au regard de l’immensité du territoire, quatre fois plus grand que la France ; d’une population relativement abondante ; et du manque criant d’infrastructures routières, ferroviaires et fluviales de qualité (qui oblige un recours excessif à l’avion pour l’acheminent du matériel électoral dans le pays).

Par ailleurs, l’informatisation rudimentaire du Congo impose un usage quasiment exclusif du vote à bulletins papier, qui, à certains égards, peut être plus couteux que le vote électronique.

Ces contraintes techniques et logistiques sont exacerbées par de graves faiblesses dans la gestion financière des scrutins; des faiblesses apparemment voulues et entretenues par le gouvernement qui n’a jamais fait mystère de sa volonté de renvoyer l’élection présidentielle aux calendes grecques.

Bien plus, pour être efficace, la gestion de ce gros budget électoral devait être pluriannuelle, ce qui n’a malheureusement pas été le cas.

Le manquement explique aujourd’hui, au moins en partie, le caractère apparemment prohibitif de l’enveloppe financière tendue par la CENI.

Pourtant, quel que élevé soit-il, ce coût, une fois froidement réexaminé et réduit au minimum incompressible, se justifie pleinement. En effet, des élections crédibles et apaisées procureraient d’énormes avantages au pays.

En particulier, en légitimant le pouvoir, elles ramèneraient la sérénité des esprits et la cohésion nationale qui nous ont tant fait défaut ces dernières années. Des ingrédients essentiels à la relance de l’économie et la création de nouvelles opportunités d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

Afrikarabia : Le calendrier électoral publié par la CENI fixe la date des prochaines élections locales et provinciales en octobre 2015 et des élections présidentielle et législatives pour le 27 novembre 2016. Dans ce calendrier serré, où pourra-t-on trouver l’argent nécessaire et dans quels délais ?

Freddy Matungulu : Le budget de 1,1 milliard de dollars mis en avant par la CENI est colossal. Cependant, beaucoup d’observateurs avisés pensent que les élections peuvent être organisées et réussies avec moins de ressources.

En augmentation de près de 57% par rapport au budget de l’élection de 2011, ce montant est presque 3 fois supérieur au budget des scrutins de 2006.

D’autre part, l’enveloppe proposée dépasserait de 47% les estimations présentées par l’Abbé Malu Malu aux autorités belges il y a à peine quelques mois.

Comment expliquer un réajustement si substantiel en si peu de temps? Au regard de ces évolutions, quelques économies devraient, de prime abord, être possibles. Je pense pour ma part que l’argent nécessaire peut être trouvé si tout le monde s’y met.

Les pistes de solution urgentes incluent la révision du budget 2015 et la production d’un budget 2016 qui accordent une priorité conséquente aux opérations électorales.

Ceci requière une redéfinition des priorités de l’Etat pour les deux années en faveur des opérations électorales, avec une possible focalisation sur les seules élections présidentielle et législative nationales.

Une consultation rapide entre le gouvernement, la société civile et l’opposition permettrait de développer le consensus nécessaire à une gestion sereine d’un tel recadrage des priorités budgétaires et électorales du pays.

Dans le même contexte, des échanges plus étroits et francs entre la RDC et ses partenaires au développement sur les financements attendus de ces derniers devraient également être rapidement initiés.

Enfin, la Diaspora congolaise en quête de changement au pays devrait être disposée à faire une contribution spéciale au financement de cette opération si essentielle au retour d’une stabilité durable chez nous.

Pour faciliter l’adhésion à cette dernière proposition, la direction de la CENI pourrait être confiée à une personnalité nationale plus technique, neutre, et respectée. Cette piste extraordinaire et bien d’autres de caractère exceptionnel méritent considération, car l‘urgence de la situation exige que l’on «ne laisse nulle place où la main ne passe et repasse ». Aux grands maux, de grands remèdes, donc !

De graves faiblesses dans la gestion financière des elections

De graves faiblesses dans la gestion financière des elections

Dans un entretien, Freddy Matungulu, économiste au FMI et ancien ministre des finances pointe les " différents manquements " des autorités congolaises dans la gestion des futures élections et notamment son défaut

Un calendrier électoral global a été annoncé le 12 février dans un climat politique tendu, après les violentes manifestations de janvier contre la nouvelle loi électorale. Le cycle électoral devrait débuter par les élections des députés provinciaux et les élections locales, le 25 octobre 2015, puis viendront les élections sénatoriales le 17 janvier 2016 et celles des gouverneurs de provinces le 31 janvier 2016 et enfin la présidentielle et les législatives le 27 novembre 2016. Si le calendrier est conforme à la Constitution, la Commission électorale (CENI) a avoué que ces différents scrutins étaient tenus à un certains nombres de « contraintes » : notamment sur la fiabilité du fichier électoral qui n’a pas encore totalement « nettoyé », mais surtout sur le financement des élections, qui n’était pas encore bouclé. Dans ce contexte d’incertitude, l’opposition politique dénonce un calendrier « irréaliste » et craint que Joseph Kabila ne cherche à jouer la montre en repoussant au-delà de 2016 l’élection présidentielle. Dans un entretien accordé à Afrikarabia, Freddy Matungulu, économiste au FMI et ancien ministre des finances du premier gouvernement de Joseph Kabila, entre 2001 et 2003, analyse la situation financière pré-électorale de la RDC.

– Afrikarabia : La Commission électorale (CENI) annonce un budget global de 1,14 milliards de dollars pour les prochaines élections. Les élections coûtent-elles aussi chères en RDC ?

– Freddy Matungulu : Les élections coûtent chères en RDC. Cela ne me parait pas étonnant au regard de l’immensité du territoire, quatre fois plus grand que la France ; d’une population relativement abondante ; et du manque criant d’infrastructures routières, ferroviaires et fluviales de qualité (qui oblige un recours excessif à l’avion pour l’acheminent du matériel électoral dans le pays). Par ailleurs, l’informatisation rudimentaire du Congo impose un usage quasiment exclusif du vote à bulletins papier, qui, à certains égards, peut être plus couteux que le vote électronique. Ces contraintes techniques et logistiques sont exacerbées par de graves faiblesses dans la gestion financière des scrutins; des faiblesses apparemment voulues et entretenues par le gouvernement qui n’a jamais fait mystère de sa volonté de renvoyer l’élection présidentielle aux calendes grecques. Bien plus, pour être efficace, la gestion de ce gros budget électoral devait être pluriannuelle, ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Le manquement explique aujourd’hui, au moins en partie, le caractère apparemment prohibitif de l’enveloppe financière tendue par la CENI. Pourtant, quel que élevé soit-il, ce coût, une fois froidement réexaminé et réduit au minimum incompressible, se justifie pleinement. En effet, des élections crédibles et apaisées procureraient d’énormes avantages au pays. En particulier, en légitimant le pouvoir, elles ramèneraient la sérénité des esprits et la cohésion nationale qui nous ont tant fait défaut ces dernières années. Des ingrédients essentiels à la relance de l’économie et la création de nouvelles opportunités d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

– Afrikarabia : Le calendrier électoral publié par la CENI fixe la date des prochaines élections locales et provinciales en octobre 2015 et des élections présidentielle et législatives pour le 27 novembre 2016. Dans ce calendrier serré, où pourra-t-on trouver l’argent nécessaire et dans quels délais ?

– Freddy Matungulu : Le budget de 1,1 milliards de dollars mis en avant par la CENI est colossal. Cependant, beaucoup d’observateurs avisés pensent que les élections peuvent être organisées et réussies avec moins de ressources. En augmentation de près de 57% par rapport au budget de l’élection de 2011, ce montant est presque 3 fois supérieur au budget des scrutins de 2006. D’autre part, l’enveloppe proposée dépasserait de 47% les estimations présentées par l’Abbé Malu Malu aux autorités belges il y a à peine quelques mois. Comment expliquer un réajustement si substantiel en si peu de temps? Au regard de ces évolutions, quelques économies devraient, de prime abord, être possibles. Je pense pour ma part que l’argent nécessaire peut être trouvé si tout le monde s’y met. Les pistes de solution urgentes incluent la révision du budget 2015 et la production d’un budget 2016 qui accordent une priorité conséquente aux opérations électorales. Ceci requière une redéfinition des priorités de l’Etat pour les deux années en faveur des opérations électorales, avec une possible focalisation sur les seules élections présidentielle et législative nationales. Une consultation rapide entre le gouvernement, la société civile et l’opposition permettrait de développer le consensus nécessaire à une gestion sereine d’un tel recadrage des priorités budgétaires et électorales du pays. Dans le même contexte, des échanges plus étroits et francs entre la RDC et ses partenaires au développement sur les financements attendus de ces derniers devraient également être rapidement initiés. Enfin, la Diaspora congolaise en quête de changement au pays devrait être disposée à faire une contribution spéciale au financement de cette opération si essentielle au retour d’une stabilité durable chez nous. Pour faciliter l’adhésion à cette dernière proposition, la direction de la CENI pourrait être confiée à une personnalité nationale plus technique, neutre, et respectée. Cette piste extraordinaire et bien d’autres de caractère exceptionnel méritent considération, car l‘urgence de la situation exige que l’on «ne laisse nulle place où la main ne passe et repasse ». Aux grands maux, de grands remèdes, donc !

– Afrikarabia : Dans une tribune publiée par Le Monde Afrique, vous soulevez l’option d’un possible glissement du calendrier électoral qui placerait alors le président Joseph Kabila dans un « statut précaire de président de fait » et ouvrirait une période transitoire. Pendant cette « transition », vous émettez le souhait de voir une « personnalité nationale ou internationale intègre » gérer le pays, à l’instar de Bernard Kouchner au Kosovo en 1999. Plus de 15 après, et dans un contexte africain bien différent, pensez-vous que cette initiative serait acceptée en RDC ?

– Freddy Matungulu : En tant que fonctionnaire international, j’ai eu le privilège de travailler pendant une vingtaine d’années dans de nombreux pays étrangers au mien, en étroite collaboration avec leurs plus hauts dirigeants. En aucun moment, je n’ai pensé remettre en cause la souveraineté des nations concernées. Mon travail était apprécié par mes interlocuteurs au regard du soutien technique qu’il leur apportait, mais également pour sa neutralité par rapport aux diverses forces nationales en compétition politique normale. Dans le contexte politique très polarisé de la RDC, une telle neutralité pourrait être l’élément déterminant, facilitateur de progrès pendant une éventuelle transition qui devrait, bien entendu, être très brève. Toutefois, si l’on en juge par la levée des boucliers suscitée par la proposition, le recours à une telle expertise extérieure semble largement rejeté par la majorité de l’opinion congolaise. L’on peut dès lors considérer qu’une telle initiative ne serait pas acceptée en RDC.

Propos recueillis par Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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